MARIA PERGAY, MAGICIENNE DE L’ACIER

Voulant rester à la pointe des innovations, c’est vers le milieu des années 60 que Maria Pergay commence à utiliser l’acier inoxydable. Ce tout nouveau matériau devient sa source d’inspiration, le qualifiant comme étant « aussi précieux que le plus précieux des bois».

Sa première collection en acier comprend des chaises anneaux et des bancs vagues.

La chaise « Anneaux » (1967-1968) par Maria Pergay

 

Banc « Vague » par Maria Pergay

L’acier inoxydable restera son matériau privilégié, qu’elle continuera à travailler tout au long des années 70, période pendant laquelle elle trouve en Pierre Cardin la figure d’un mécène. C’est à partir de ce moment qu’elle exporta ses créations aux USA, au Maroc, en Russie ou en Arabie Saoudite.

Tout au long de sa carrière Maria Pergay créa des meubles, objets et intérieurs en sachant mêler raffinement, luxe et onirisme. L’inox lui permit d’assouplir les formes d’un mobilier qu’elle trouvait rigide, pour leur offrir l’ondulation de courbes sensuelles.

Le Financial Times l’a sacrée « valeur refuge ».

VICTOR HORTA

« J’étais loin d’être le premier architecte de mon temps à avoir fait des meubles, mais ma manière de les concevoir s’apparentait à mon architecture. » Victor Horta

Victor Horta ( 1861 - 1947)

 

Fils d’un cordonnier gantois, Victor Horta se révèle mauvais élève et se fait renvoyer de plusieurs écoles. A douze ans, ses parents l’envoient à Paris pour suivre un apprentissage auprès du décorateur d’intérieur, Jules Dubuysson. Sur place, il découvre les principaux courants picturaux (l’impressionnisme, le pointillisme…), l’architecture classique, ainsi que les nouveaux matériaux de construction (notamment l’acier et le verre). A la mort de son père, en 1880, le jeune homme décide de revenir à Gand, et entame des études académiques aux Beaux-arts (poursuivies à Bruxelles). La même année, il commence à assister Alphonse Ballat, l’architecte du roi Léopold. Il a l’occasion de participer à la construction des Serres royales de Laeken. Très vite, il décide de s’éloigner des théories jusqu’alors apprises et se penche sur les celles de Viollet-le-Duc.

Au début des années 1890, Victor Horta intègre la loge maçonnique bruxelloise des « Amis Philanthropiques ». Son initiation lui permet, très tôt, de rencontrer de nombreux intellectuels et de disposer d’une clientèle fortunée. Les francs-maçons ne tardent pas à s’adresser à lui pour leurs villas de luxe.
Pour son ami, Emile Tassel, professeur de géométrie à l’Université de Bruxelles, Victor Horta conçoit le tout premier édifice Art Nouveau (1892-1895). La façade joue sur les courbes et contre-courbes, intègre des fenêtres de tailles variables et exploite les possibilités du métal (pour des éléments tout aussi structurels qu’ornementaux). A l’intérieur, l’architecte déploie un faste remarquable : des vitraux aux motifs végétaux, des fresques, des mosaïques etc. Il parvient à structurer l’espace de manière particulièrement fluide (avec trois pièces en enfilade…), et à organiser de grandes perspectives lumineuses (grâce à un puit de lumière au centre de l’habitation et à une véranda côté jardin).

Hotel Tassel, Bruxelles

Hall central de la maison van Eetvelde à Bruxelles (1899)

 

Entre 1916 et 1918, Victor Horta s’exile aux Etats-Unis et découvre les gratte-ciels. Il change alors d’orientation : il abandonne l’arabesque, s’essaie au béton, et donne un aspect beaucoup plus cubiste à ses constructions. A son retour en Belgique, il se lance dans de grandes réalisations – l’hôpital Brugmann, le musée des beaux-arts de Tournai…

De 1926 et 1928, il s’enthousiasme pour le « Municipal Development », un projet d’aménagement de grande envergure sensé toucher une zone du centre de Bruxelles – mais qui ne voit pas le jour à cause de la faillite des promoteurs anglais – et se lance dans la construction de la gare Centrale (terminée par Brunfaut).

Les chefs d’œuvre vont se succéder: Maison Solvay (1898), Maison du Peuple (1899), sa propre maison (l’actuel Musée Horta, 1901), les magasins A l’Innovation (1903)… les Magasins Waucquez (1906). L’architecte est alors à l’apogée de son œuvre.

 

Musée Victor Horta

Musée Victor Horta

Couvert de gloire, Victor Horta sera élevé au titre de Baron en 1932 par le roi Albert Ier, et, à partir de 1939, se consacre à ses mémoires.

PHILIPPE STARCK

(né en 1949)

« J’essaie d’ouvrir une voie vers des objets pour non-consommateurs, des rebelles modernes »
 Philippe Starck

 

Philippe STARCK

 

Presse-agrumes Juicy Salif - Philippe Starck - 1987

 

Chaise Victoria Ghost - Kartell by Starck - 2002

 

Designer français, Philippe Starck est avant tout connu pour ses décorations d’intérieurs et ses collections de meubles, alliant créativité et fonctionnalité. Après des études à Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine, il intègre l’Ecole Nissim de Camondo. Son engouement démesuré l’amène à créer en 1979 sa société Starck Products. Dès lors s’ensuivent des requêtes des plus prestigieuses : le président François Mitterrand lui demande d’effectuer quelques changements à l’Elysée, il réalise l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs à Paris, décore quelques hôtels réputés dont l’hôtel Mondrian de Los Angeles, le Hudson de New York et d’autres projets sont à envisager en Australie, Turquie, Argentine, Japon où il a déjà oeuvré dans bien des domaines. 1984 est une année importante pour Philippe Starck : celle de l’aménagement intérieur du Café Costes, à Paris, et de sa reconnaissance médiatique et publique. Parmi les nombreux objets que l’artiste prolifique crée, citons l’horloge Walter Wayles II (1987), le presse-agrumes Juicy Salif (1987) et la passoire Max le Chinois, édités par Alessi. Il poursuit son expérience de production industrielle avec des objets de série, tout en amorçant une réflexion sur la nature et sa conservation. Primé à plusieurs reprises, il reçoit l’oscar du Design, puis est sacré commandeur des Arts et des Lettres. A travers son concept de « design démocratique », augmenter la qualité des objets pour baisser les prix afin de donner le meilleur au plus grand nombre, Starck est apparu comme un pionnier quand le design était destiné exclusivement à une élite. C’est sans doute en raison de ses pièces mêlant finesse et intellectualisme que Starck s’impose comme l’un des designers français contemporains les plus célèbres au monde.

Source : wikipedia

ARNE JACOBSEN

(1902-1971)

 

Arne JACOBSEN

 

Fauteuil Cygne Swan – Arne Jacobsen – 1958

 

Chaise Fourmi - Arne Jacobsen - 1952

 

Egg-Chair - Arne-Jacobsen - 1958

 

Architecte et designer de renommée internationale, Arne Jacobsen est le représentant du modernisme décontracté considéré comme typiquement scandinave dans les années 50.

Diplômé de l’Académie Royale de l’Art de Copenhague en 1927, il est connu pour avoir réalisé l’usine-cité Bellavista pour le groupe pharmaceutique Novo ainsi qu’une cité pavillonnaire à Søholm.

L’une de ses premières créations indépendantes est l’immeuble d’habitation de Bellavista à Klampenborg (1933-1934), dans la banlieue de Copenhague; cette réalisation contribuera à la renommée d’Arne Jacobsen et établira sa réputation de Le Corbusier danois.

Dans le domaine du design, un de ses grands succès est la chaise Ant (Fourmi) de 1952, qui fut dessinée à l’origine pour un laboratoire pharmaceutique. Elle est composée d’un dossier et d’une assise en contreplaqué et de pieds faits de fins tubes d’acier, qui en font un objet extrêmement léger.
Ant et ses déclinaisons, série 7 ou 3107, est devenue le meuble danois le plus vendu dans le monde, produit à près de 5 millions d’exemplaires.

Une autre de ses réalisations majeures est le SAS Royal Hotel de Copenhague, construit entre 1958 et 1960, pour qui il créa en 1958 deux modèles de fauteuils, eux aussi fameux, Egg (Oeuf) et Swan (Cygne).
Bien qu’il aime travailler le bois et les matières synthétiques, son matériau de prédilection reste l’acier, qu’il décline en formes simples et rigoureuses.

Son travail sera distingué par de nombreux prix internationaux comme le Diplôme d’honneur de la Xe Triennale du Design de Milan en 1954 et à titre posthume l’International Design Award au Japon en 1991.
En 1956, il devient professeur à l’Académie Royale Danoise des Beaux-Arts de Copenhague.
Plus de 30 ans après son décès, le design danois reste encore marqué par son empreinte.

EERO AARNIO

(né en 1932)

 

Aarnio EERO

 

Bubble chair - Aarnio Eero - 1968

 

Fauteuil Pastille - Aarnio Eero - 1968

 

Fauteuil Pony - Aarnio Eero - 1973

 

Diplômé de l’Institut des arts industriels d’Helsinki, Eero Aarnio ouvre sa propre agence de design en 1962. Il connaît très vite un énorme succès en imaginant pour la firme Asko l’un des premiers fauteuils en plastique. Il conçoit Boule, un fauteuil tout rond, imposant par ses dimensions (1 m de diamètre) et semblable à une bulle de repos ou une capsule spatiale.

À partir des années 60, Eero Aarnio crée de nombreux meubles en plastique, souvent très colorés, tels les fauteuils Pastilli (1967), Serpentine (1968), Bubble (1968), Tomato (1969) ou Pony (1973).
Il est l’un des premiers designers de meubles à initier la décontraction comme tendance. Son style qui va à l’encontre de la mode scandinave des années 50, la continue paradoxalement par l’emploi des formes arrondies.

Parmi ses créations, on compte aussi la chaise empilable U-023 (1972) ou, plus récemment, la table Screw (1991). Après la crise pétrolière de 1973, Eero Aarnio abandonne les matières synthétiques et revient aux matériaux naturels.
Ses meubles ont été réédités dans les années 90.

EERO SAARINEN

(1910-1961)

« Chaque élément important d’un meuble a une structure globale » Eero Saarinen

 

Eero SAARINEN

 

 

Chaise Tulipe - Eero Saarinen - 1956

 

 

Table Tulipe - Eero Saarinen - 1956

 

Eero Saarinen, né en 1910 en Finlande, fils de l’architecte Eliel Saarinen, étudie la sculpture en 1929 et en 1930 à Paris, à l’Académie de la Grande Chaumière, puis l’architecture à l’Université de Yale à New Haven jusqu’en 1934. Une bourse de l’Université de Yale lui permet de faire un voyage en Europe.
En 1936 il retourne aux États-Unis et travaille dans le bureau d’architecture de son père. Il est également chargé de cours à la Cranbrook Academy à Bloomfield Hills. C’est ici qu’Eero Saarinen fait la connaissance de Charles Eames avec lequel il crée de nouvelles formes de meubles. Les premiers modèles de meubles en bois lamellé collé voient le jour.
En 1940, ils participent ensemble au Concours «Organic Design in Home Furnishings» du Museum of Modern Art de New York. Par la suite, Eero Saarinen crée de nombreux meubles emblématiques en particulier pour Knoll International.
Il a travaillé dans le bureau d’architecture de son père jusqu’à la mort de celui-ci en 1950.
Fortement influencé par Ludwig Mies van der Rohe, Eero Saarinen qualifie sa démarche d’ « expressionnisme structurel ». Il apprécie les formes primaires, privilégie l’intuition et tente d’échapper aux codes réduisant la singularité humaine. D’un point de vue urbanistique, il est convaincu que l’homme moderne doit brasser les styles anciens et plus contemporains.
Le terminal TWA de l’aéroport J.F. Kennedy de New York est considéré comme le chef d’œuvre architectural d’Eero Saarinen. Il construit jusqu’à sa mort en 1961 l’aéroport Dulles International de Washington.

LUDWIG MIES VAN DER ROHE

(1886-1969)

 » Moins, c’est plus  »  Ludwig Mies Van der Rohe

 

Ludwig MIES VAN DER ROHE

 

Chaise Barcelone - Mies van der Rohe - 1929

 

Chaise MR50 BRNO - Mies Van der Rohe - 1929

 

Son véritable nom est Ludwig Mies. En 1921, il accole au nom de son père celui de jeune fille de sa mère en les reliant par un « van der » artistique et devient Ludwig Mies van der Rohe.

En 1905, il s’installe à Berlin où il commence à travailler chez Bruno Paul et Peter Behrens (1908-1911) ; dans l’agence de ce dernier, il a notamment l’occasion de côtoyer Le Corbusier et Walter Gropius.

De 1912 à 1914, il travaille comme architecte à Berlin puis, en 1914, il est appelé à servir sous les drapeaux du fait du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Devant la montée du nazisme en Allemagne, Mies s’enfuit et en 1938, il émigre aux États-Unis. À son arrivée, on lui reconnaît déjà une certaine influence comme designer.
Très vite, il prend la direction de l’Illinois Institute of Technology de Chicago et repense le nouveau complexe universitaire. Le verre, l’acier et la brique obtiennent ses faveurs. L’architecte adapte ses conceptions européennes à celles déjà mises en place par Albert Kahn pour ses établissements industriels.
Il en résulte une recherche exacerbée de l’épure et des jeux de symétrie. « Moins, c’est plus », explique-t-il.

En 1968, Mies van der Rohe inaugure son bâtiment le plus emblématique : la Neue Nationalgalerie de Berlin, un musée minimaliste tout autant par la forme que par l’aménagement. Avec audace, l’architecte utilise le même matériau pour la terrasse extérieure et l’intérieur. Dessus, il dispose une ossature métallique, orthogonale, à partir de poutres et de poteaux ; celle-ci est inhabituellement portée, de chaque côté, par deux éléments – aucun n’est disposé dans les angles. La couverture est une dalle, composée de poutrelles en métal formant des caissons, et dépasse en porte-à-faux sur deux mètres tout autour du bâtiment. Les parois sont entièrement faîtes de verre transparent, procurant – comme dans le cas de la villa Farnsworth – une étonnante sensation d’ouverture. A l’intérieur, Mies van der Rohe refuse de disposer des supports porteurs intermédiaires et laisse le visiteur évoluer à sa guise au milieu des œuvres accrochées sur des cimaises en oblique.

JOE C. COLOMBO

(1930-1971)

 

Joe C. COLOMBO

 

Chaise Tube - Joe C. COLOMBO – 1969

 

Siège Elda - Joe C. COLOMBO - 1963

 

Fondu de technologie, de technique et d’esthétisme pop, Joe Colombo ne choisit que sur le tard de devenir designer.
Avant cela, il partage son temps entre la peinture et la sculpture.
Connu pour ses aménagements d’intérieur, qu’il fait breveter, Joe Colombo conçoit avec la fidèle et précieuse collaboration d’Ignazia Favata des meubles fonctionnels, modulaires, qui ne manquent jamais d’élégance.

Sa carrière est brève mais fulgurante. Il commence par suivre des études de peinture à l’Académie des beaux-arts de Milan. Pendant ses études, il élabore non sans audace une ville nucléaire utopique.

Entre 1960 et 1970, il conçoit presque l’intégralité des créations qui le rendront célèbre, comme l’ensemble Additonal System de 1967, le siège Elda, le luminaire Spider, le lustre Onda… qui lui valent de recevoir le Compasso d’Oro, plus haute distinction que l’on puisse obtenir dans ce domaine.

Designer génialement imaginatif et ingénieux, Joe Colombo décède en 1871, après avoir imposé quelques lignes auprès d’enseignes de design aussi prestigieuses que O Luce, Zanotta, Bieffeplast ou Kartell.

TERENCE CONRAN

(né en 1931)

« Les gens ne savent pas ce qu’ils veulent jusqu’à ce qu’on leur propose » Terence Conran

 

Sir Terence CONRAN

 

 

 

Aujourd’hui designer de renommée internationale, Terence Conran commence sa carrière dans les années 50 en ouvrant sa première fabrique de meubles à Notting Hill. Dès 1956, il fonde le ‘Conran Design Group’ puis se lance dans la vente au détail huit ans plus tard.

En mai 1964, il ouvre le premier magasin Habitat : il met sur le marché un concept d « style de vie intégral ». Répondant à l’aspiration des jeunes de se meubler dans leur propre style, il leur propose une gamme variée pour aménager et décorer leur foyer à leur goût. Il imagine un mobilier mode et classique à la fois, bien dessiné. Le style Habitat plaît aux jeunes car il propose à la fois un bon goût de type scandinave et des éléments repris du style anglais, un collage d’éléments de style avec du moderne, un choix mixte.
Vers la fin des années 1960, Habitat innove en développant la vente à distance sur catalogue. D’aspect moderne, celui-ci remporte un grand succès.
En moins de dix ans, la chaîne de magasins s’étend en Europe, et notamment en France : c’est en 1973 que Habitat Montparnasse ouvre ses portes.
Dès lors, le succès de Conran n’est plus à prouver.

Il écrit bientôt des livres (‘The House Book’, ‘Conran Octopus’.. .) qui regroupent des conseils d’aménagement, de décoration, expliquent sa philosophie et son style.

Il ouvre dans le monde entier des restaurants et des ‘Zinc bar & Grill’, jouant sur les volumes et le style.

Conran se veut de proposer un design moderne et ‘intelligent’, une solution esthétique à nos besoins quotidiens.

VERNER PANTON

(1926-1998)

« Le beau peut être laid. Le laid peut être beau »
 Verner Panton

 

Verner PANTON

 

Chaise Panton - Verner Panton - 1960

 

Fauteuil Cone - Verner Panton - 1959

 

Architecte danois (1926-1998), il étudie l’architecture à l’Académie royale de Copenhague.

Il entame une carrière de designer, préférant le défi des nouvelles technologies aux traditions artisanales. Son premier manifeste est la Cone Chair (1958), puis il se tourne vers le plexiglas en 1960 avec sa chaise en « S », basée sur un dessin à la forme fluide. Elle est toujours produite en série par Vitra et est devenue sa création la plus fameuse.
Pendant ces années 1960, il met au point d’autres sièges, mais surtout développe des idées sur l’aménagement intérieur. Il réussit un aménagement global de l’hôtel Astoria à Trondheim, témoignant d’une recherche de formes, de motifs et de couleurs du sol au plafond. Ce qui intéresse Panton ce sont les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques qui leur sont associées. Il a le goût de l’expérimentation.
Un des exemples les plus parlants est la conception de l’ intérieur du paquebot Loreley à Cologne en 1970, à la demande de Bayer AG.
Panton révèle un univers en mousse sensuel et intime, où la lumière et la couleur sont intimement liées, où il est possible de vivre au ras du sol, étendu ou assis. Son concept était : « La maison de demain ». Par la suite, ce bateau deviendra un musée.
Il installe son bureau en Suisse et obtient de nombreux prix, dont l’International Design Award en 1963 ; il expose à Eurodomus à Turin en 1968.

Verner Panton est considéré comme l’un des plus influents du xxe siècle. Son style en fait un des plus typiques designers des années 1960.